Anaïs Sparesotto
SQL · DébutantDébutant≈ 2h15 · 7 chapitres

Intro SQL : ta passerelle vers les données

Lire, filtrer, croiser et modifier des données avec SQL. Les bases solides pour comprendre une base relationnelle et écrire tes premières requêtes utiles.

À la fin du cours, tu sais

  • Comprendre comment les données s'organisent en tables et relations
  • Écrire des SELECT avec filtres, tri, pagination
  • Insérer, modifier et supprimer des données proprement
  • Croiser plusieurs tables avec les jointures
  • Agréger pour répondre à des questions métier (COUNT, SUM, GROUP BY)

Prérequis

  • Être à l'aise avec un terminal
  • Avoir installé PostgreSQL ou MySQL en local (Docker fait l'affaire)
Chapitre 11 / 10

Étape 1 sur 10 : Pourquoi SQL et où ça vit

Chapitre 1

Pourquoi SQL et où ça vit

SQL est le langage standard pour interroger les bases relationnelles. C'est l'outil que tu vas croiser dans 90 % des projets back-end.

SQL est le langage standard pour dialoguer avec les bases de données relationnelles, et c'est l'un des rares outils que tu croiseras dans la quasi-totalité des projets, quel que soit le langage de programmation. Que tu écrives ton back-end en JavaScript, en Python, en Java ou en PHP, tôt ou tard tu parles à ta base en SQL. Bonne nouvelle : c'est un langage remarquablement stable — celui que tu apprends aujourd'hui fonctionnera encore dans vingt ans — et déclaratif : tu décris ce que tu veux, pas comment l'obtenir, et le moteur se charge du reste.

Concrètement, SQL te sert dans quatre situations très différentes. Il te permet de lire des données pour les afficher dans une application, d'écrire des migrations et de faire évoluer la structure de ta base, d'exécuter des scripts d'analyse, de nettoyage ou de débogage directement en production, et de comprendre ce que fait un ORM (comme Prisma, Sequelize ou TypeORM) sous le capot. Ce dernier point est capital : même si un framework génère le SQL à ta place, savoir lire ce qu'il produit fait la différence le jour où une requête est lente ou renvoie un résultat inattendu.

Il est aussi utile de situer SQL face au NoSQL. Le relationnel brille quand tu as un schéma stable, des relations claires entre tes données et un besoin de transactions fiables (le fameux principe ACID, qui garantit qu'une opération passe entièrement ou pas du tout). Le NoSQL vise plutôt des données très hétérogènes, un schéma qui change en permanence ou un passage à l'échelle horizontal massif. La réalité du terrain est qu'environ 80 % des projets sont mieux servis par une base relationnelle — c'est le choix par défaut le plus sûr, et donc celui par lequel il faut commencer.

Le rôle du SQL dans ton stack

  • Lire des données pour les afficher dans une app
  • Écrire des migrations et manipuler le schéma
  • Faire des scripts d'analyse, de cleanup, de debug en prod
  • Comprendre ce que fait un ORM (Sequelize, Prisma, TypeORM) sous le capot

Moteurs et clients

  • Moteur (serveur) : PostgreSQL 16 ou MySQL 8 sont les références. SQLite pour le local léger.
  • Client : psql, mysql, ou GUI comme DBeaver, TablePlus, Postico
  • Tout passe par TCP/IP entre client et serveur (sauf SQLite, fichier local)

SQL vs NoSQL : quand choisir quoi

SQL : tu as un schéma stable, des relations claires, besoin de transactions ACID. NoSQL : données très hétérogènes, scaling horizontal massif, schéma qui change tout le temps. 80 % des projets sont mieux servis par du SQL.

Premier contact avec psql
psql -U postgres -d mabase
# Une fois dedans :
\dt              # liste les tables
\d utilisateurs  # décrit une table
SELECT version();
\q               # quitter

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